Saturday, May 10, 2008

Les joies de la lecture

Puisque je suis à Sudbury pour le Salon du livre (très chouette en passant, et où j'ai rencontré l'auteure du blogue La Petite Fumée, qui publiera aussi son livre bientôt, ainsi que Louise Desjardins, une femme et auteure éminemment intéressante), j'ai lu en direct mon billet à l'émission Nulle part ailleurs. Vous pouvez le lire ci-bas. Et si nous sommes chanceux, l'équipe de l'émission mettra aussi en ligne sur son site un billet exclusif de Père indigne, que ce dernier a préparé en cachette et qui a été diffusé juste avant mon intervention. Vous serez alors au courant de mon terrible secret: Père indigne est plus drôle que moi!

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Moi, je dois vous dire franchement, en tant que parent, je suis 100% pour l’alphabétisation des enfants. Et plus vite on les alphabétise, mieux c’est.

Bon, c’est sûr, on veut tous que nos enfants aiment la lecture. Et au début, c’est pour des raisons nobles. On nous a tellement répété que lire, c’est important pour le bien-être de nos tout-petits. Toutes les belles couleurs dans les livres, ça les stimule – c’est sûr, ça les stimule à laisser des traces de dents sur la couverture, à déchirer les pages et à barbouiller les images, mais qu’à cela ne tienne. De toute manière, la lecture, c’est une si belle activité à faire avec son enfant : on lit une belle histoire ensemble avant le dodo, jusqu’au moment où on tombe nous-mêmes endormis dans le lit de Fiston pendant que ce dernier se relève pour aller dévaliser la crème glacée. Mais surtout, la lecture éveille nos bambins à la fantaisie, à l’imagination, à la manière de raconter des histoires, un art qui leur sera bien utile lorsqu’ils auront atteint l’adolescence.

C’est avec toutes ces excellentes raisons en tête qu’on instaure avec Fiston la jolie tradition de l’histoire avant le dodo. Et c’est là qu’on fait la connaissance de Monsieur Zozo, qui adore aller au zoo.

Votre enfant, lui, adore Monsieur Zozo. Il ne s’en lasse pas. Et si ça continue comme ça, vous avez peur qu’il ne s’en lasse jamais et n’accepte pas de s’en séparer même lorsqu’il sera plutôt en âge de lui préférer le Kama Sutra.

A priori, vous n’avez rien contre Monsieur Zozo. Les 10 premières lectures sont même plutôt agréables. Le méchant et énorme lion, qui capture Monsieur Zozo lorsque ce dernier s’approche trop près de sa cage, voulait seulement briser sa solitude et ne cherchait après tout qu’à se faire un ami. Vous tenez d’ailleurs à peu près le même raisonnement lorsque vous sortez le gin tonic après une dure journée au boulot. Mais après la 1425e lecture de « Monsieur Zozo va au zoo », comment dire? Il vous vient comme une étrange envie de mettre un peu de variété au menu.

Par exemple, après avoir annoncé que s’avançait «le méchant et énorme lion», vous succombez à l’envie d’ajouter un original «poil au menton». Mais mal vous en prend. Vous découvrez en effet que Fiston est en réalité un véritable gardien du culte de Monsieur Zozo, et ne supporte pas que vous salissiez cette littérature sacrée. Le lion, tu sauras, Maman, que ce n’est pas parce qu’il porte une crinière qu’on peut lui dire impunément «poil au menton». Pas non plus de poil aux doigts pour la girafe Rita, et les perroquets Pico et Tutu n’ont pas non plus de poil... nulle part.

Ce manque total de souplesse venant de votre progéniture ne cesse de vous attrister. En effet, lorsqu’on y pense un peu, nos enfants sont horriblement à plaindre. Dans leurs livres à eux, point des merveilleux ingrédients qui rendent la littérature pour adultes vraiment supérieure, j’ai nommé l’amour torride et le sang. Vous rêvez de pouvoir raconter la vraie histoire de Monsieur Zozo, dans laquelle l’énorme lion, en réalité un agent de l’escouade anti-drogue, capture Monsieur Zozo et l’éventre de ses griffes acérées pour trouver dans son estomac des sachets remplis d’héroïne. Ces sachets, Monsieur Zozo devait les livrer aux cruels perroquets, Pico et Tutu, membres de la filière colombienne. Mais le lion est lui-même corrompu jusqu’à l’os et, avec l’argent de la drogue, il s’enfuira avec le gardien de sécurité du zoo sur une île du Pacifique où pourra enfin s’épanouir leur amour interdit, au milieu des palmiers et des noix de coco aux formes évocatrices. Ils vivront heureux... enfin, jusqu’à ce que les perroquets les retrouvent et rapportent leurs yeux, en guise de trophée, à la girafe Rita, qui menait tout depuis le début.

Mais évidemment, il est hors de question que vous racontiez cette belle histoire à Fiston, et chaque soir, vous vous retrouvez face à face avec Monsieur Zozo, qui semble vous narguer un peu plus chaque fois en ayant l’air de dire : «Si tu me touches, tu vas avoir affaire au cartel de Medellín.»

C’est ainsi qu’un soir, votre mari remarquera de nouvelles traces de dents, les vôtres, sur la couverture du livre maudit, et il vous jettera le regard résigné de celui qui comprend que dorénavant, c’est lui qui sera de corvée de Zozo.

C’est aussi à peu près à ce moment-là que vous comprenez qui a orchestré les premières campagnes d’alphabétisation : des parents, comme vous, qui n’en peuvent plus de Zozo et du zoo et qui veulent à tout prix que les enfants, surtout les leurs, apprennent à lire au plus sacrant.

Mais il y a de la lumière au bout du tunnel. Hier soir, Père indigne m’a proposé une thérapie : son plan consiste à nous faire reconstituer l’histoire de «Zozo qui va au zoo», mais au lieu d’être Zozo, le héros, c’est moi, Zézette, et je me fais capturer par un gros gorille poilu qui tient beaucoup à briser sa solitude. Si c’est ce que ça prend pour me réconcilier avec le livre préféré de Bébé, je crois que je suis prête à faire un effort...

Friday, May 09, 2008

Billet radio de demain

Je lirai mon billet en direct de Sudbury demain, à 9h20, à l'émission Nulle part ailleurs, que vous pouvez écouter sur le Net. L'émission sera enregistrée au Salon du livre de Sudbury. Si vous êtes dans le coin, passez faire un tour!

Sunday, May 04, 2008

Changement de paradigme

Billet radiophonique diffusé hier matin à l'émission Nulle part ailleurs (Radio-Canada, Sudbury). Le billet audio sera bientôt en ligne sur le site de l'émission.

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Moi, je dois vous dire franchement, en tant que parent, je suis éblouie. Éblouie de voir à quel point avoir des enfants change notre vision du monde.

C’est vrai, tout le monde le sait, quand on a un enfant, on recommence à voir les bourgeons qui fleurissent au printemps (en même temps que les crottes de chiens qui émergent au parc et qui fascinent nos tout-petits) et on apprécie davantage le moment présent (surtout quand les enfants sont au lit). Puis prendre un enfant par la main, comme disait Yves Duteil, c’est tellement émouvant... Remarquez, on pourrait aussi changer les paroles pour :

Prendre un enfant par le bras
Pour le sortir du IGA
S’il pète une crise devant le rack à bonbons
Et qu’il prend ses parents pour des cons

... mais bon, on y reviendra sûrement dans une autre chronique.

Tout ça pour dire que les enfants, ça nous transforme d’une manière qu’on n’avait pas prévue. Par exemple, je ne sais pas pour vous, mais maintenant, quand je porte des souliers à lacets, je fais toujours des doubles noeuds, sinon, je me sens moins en sécurité. Et quand je vois certaines personnes se promener dehors à -10ºC sans leur tuque, je me demande quel genre de parents ils ont pour les laisser sortir comme ça de la maison le matin. D’ailleurs, je profite de l’occasion qui m’est donnée pour dire mes collègues de travail que c’est moi qui ai cousu leurs gants à leurs manches de manteau. Ils ne m’ont jamais remerciée, mais je sais qu’ils savent que c’était pour leur bien.

Aussi, depuis que j’ai des enfants, je ne pourrais pas être serveuse au restaurant. Les clients ne pourraient pas me commander une bavette de boeuf sans que j’essaie de l’attacher autour de leur cou. En plus, je serais toujours en train de souffler sur leur assiette en disant : « Attention! C’est chaud-chaud-chaud! » Et je ne sais pas jusqu’à quel point ils apprécieraient de se faire débarbouiller le bec après leur dessert.

Quand on a des enfants, on reconnaît aussi, infailliblement et chez n’importe qui, le twist de l’envie de pipi. Dès les premières nanosecondes, on sait ce qui se passe dans la région de leur slip et après une minute, on a envie nous aussi : envie d’en finir et d’aller les asseoir nous-mêmes sur la toilette. C’est pour ça que, si je donne une conférence dans un colloque et que je vois quelqu’un s’agiter sur son siège de plus en plus nerveusement, je n’hésite pas à m’interrompre : « Les toilettes sont au bout du couloir à gauche, Monsieur. Oui, vous, avec la cravate rayée. Allez-y, sinon vous allez avoir un accident! » Je ne sais pas pourquoi, mais en général, les gens à qui je dis ça, ils ne reviennent jamais pour entendre la fin de ma présentation.

Mais je dois dire que l’autre jour, dans l’avion, j’ai atteint le fond du baril. Mon voisin de siège, un inconnu, s’est mis à me raconter tous ses malheurs en long et en large. Si encore il avait été question de mésaventures sexuelles avec des personnalités connues, je l’aurais écouté jusqu’au bout, mais non. Il m’entretenait d’hypothèque et de prêts REER, et horreur, il s’est même mis à me parler de ses enfants. Mais au bout d’un moment, il s’est mis à se débattre. C’est parce que, sans même m’en rendre compte, j’essayais de lui fourrer dans la bouche une vieille suce qui traînait dans le fond de ma poche. Ça n’a pas tellement bien marché. Il a appelé ça une « atteinte à son intégrité physique », les agents de sécurité sont intervenus... Je leur ai dit que ça suffisait, j’ai compté jusqu’à trois et comme ils ne me lâchaient pas, je les ai tous envoyés réfléchir dans leur chambre.

Ça non plus, ça n’a pas tellement bien marché. En ce moment même, je vous parle en direct d’une cellule capitonnée et insonorisée, vêtue d’une chemise blanche à très longues manches. Mais ce n’est pas si désagréable. Ils m’ont laissé la su-suce et Père indigne est venu me porter un biberon de gin tonic. J’espère seulement que ma maman viendra me lire une histoire avant le dodo...

Friday, May 02, 2008

Chronique radio

Juste un petit mot pour vous dire que ma chronique à l'émission Nulle part ailleurs (Radio-Canada, Sudbury) sera en onde demain matin à 8h20. Je la mettrai sur le blogue après l'émission, comme d'hab.

J'aurai aussi la chance de lire ma chronique en direct le 10 mai, puisque je serai au Salon du livre de Sudbury du 9 au 11. Si vous êtes dans le coin, vous passerez me voir!

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Pour ceux que ça intéresse, j'ai aussi mis des liens dans la colonne de droite vers des G.M. (Gentils Médias) qui parlent de Mère indigne. Sur le lien vers Archambault, il y a même des photos de la robe de Georges, avec, parfois, une fascinante ligne de bobettes en prime.

C'est Jean-Louis qui va être content.

Tuesday, April 29, 2008

Coma Chameleon

Hier, Fille Aînée m'a annoncé d'un air pénétré : "Maman, j'ai inventé une chanson. Les paroles... je pense qu'elles sont très belles."

Mère indigne -- Ah oui, qu'est-ce que c'est?

Fille Aînée -- "Sortir du coma..."

Mère indigne -- Mrfff...

Fille Aînée -- "Ne plus voir la vie en noir... Sortir du coma..."

Mère indigne -- Prfff...

Fille Aînée -- "Le coma de la joie."

Mère indigne -- "Le com... mrfff.. coma de la joie". Wow.

Fille Aînée -- Oui, tu sais, j'ai essayé de faire une chanson importante. Pour dire qu'il fallait être heureux.

Mère indigne -- Comme, sortir la joie du coma?

Fille Aînée, dont les certitudes vacillent quelques secondes -- Ouuuui. Mais sortir du coma de la joie, c'est pareil. Hein? C'est pareil?

Mère indigne -- Oui, chérie. Bien sûr. Identique. Et magnifique. Rmflgrrfff.

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Plus tard, avec Père indigne:

Mère indigne -- Je pense que je n'aurais pas dû downloader les chansons de Marie-Mai pour Fille Aînée. Elle y est allée d'une composition personnelle.

Père indigne -- Qui disait?

Mère indigne -- "Sortir du coma/Quelque chose au sujet d'idées noires/Sortir du coma..."

Père indigne -- Mrfff...

Mère indigne -- LE COMA DE LA JOIE!

Père indigne -- ... Okayyyy. Je lui en compose une autre sur le vomi de la vie, pis on fait Star Académie.

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Encore plus tard:

Mère indigne -- Si tu veux, avant d'aller te coucher, on peut regarder où en sont les Canadiens à la télé. Oh, oh. Trois-zéro pour Philadelphie.

Fille Aînée, très hockey, copains d'école obligent -- Ahnoncépavraiiiii!

Mère indigne -- Ouaipe, chérie. J'ai l'impression que les Canadiens ont une petite déprime, là. Un petit coup de fatigue. Qu'ils ont besoin d'un peu d'encouragements.

Fille Aînée -- Bonne idée Maman! Go Habs GO! Go Habs GO!

Mère indigne -- Go les Habs! Sortez... du... COMA DE LA JOIE!

Fille Aînée -- ...

Mère indigne -- Mrfff...

Fille Aînée -- Très drôle.

Friday, April 25, 2008

C't'une fois deux mères: La voie lactée


Après avoir gagné un prix littéraire, je me suis dit que la moindre des choses serait de vous écrire un magnifique billet avec plein de mots réfléchis et d'introspection, de longues descriptions de steppes sauvages, le tout entrelacé de pensées profondes qui contribueraient à vous emporter au-dessus des contingences de la vie, dans les nuages de la poésie. Ça n'a pas marché. Alors à la place, j'ai écouté les ordres d'Éditeur Indigne: "Si tu veux un tome II, la mère, va falloir y mettre plus de sexe". Alors voilà, le texte en bas, c'est sa faute à lui.

(Et comme une lectrice le signale dans les commentaires, ce billet aurait pu s'intituler "Tout ce que vous n'auriez jamais voulu savoir sur l'allaitement". Soyez prévenus...)

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Future Maman -- Faut que je te dise. J'ai un peu d'appréhension à propos de l'allaitement.

Mère indigne -- Le dilemme classique, allaiter deux jours ou bien deux ans? Dans mon cas, c'est Bébé qui a décidé. À 4 mois, elle a fait une grève de la faim, refusé le mamelon tendrement offert pendant je ne sais plus combien de boires, et ensuite elle a avalé trois fois huit onces de suite dans un biberon. Pire que moi avec le gin tonic.

Future Maman -- Tu as dû te sentir trahie?

Mère indigne -- J'ai pleuré pendant deux jours. Surtout que le lait accumulé, ça vous bétonne une poitrine. J'ai eu l'impression de porter deux gongs dans le soutif pendant une semaine. Mais ensuite, je suis allée au cinéma onze soirs de suite... L'extase.

Future Maman -- T'aurais peut-être pu insister un peu plus pour qu'elle boive au sein?

Mère indigne, songeant au caractère de Bébé -- Insister? Avec Bébé??? Des plans pour me faire transformer en Amazone sans anesthésie. Non merci. Puis honnêtement, point de vue sexuel, c'était aussi préférable. Allaiter, ça dégoûte.

Future Maman -- Ça dégoûte les hommes?

Mère indigne -- Non, non. Ça dégoûte tout court. Tu sais, t'es en pleine action et PAF!, la machine s'emballe. Cléopâtre aimait peut-être le lait en bains, mais en douche, Père indigne a trouvé ça moyen. "Humide, trop humide", comme dirait Nietzsche.

Future Maman -- Seigneur. On a peut-être commis une erreur, là, Futur Papa et moi... Avez-vous trouvé une solution, au moins?

Mère indigne -- Oui, mais ça crée un léger paradoxe. On conserve le soutien-gorge dans l'intimité, et hop! on s'expose devant tout le monde pour allaiter.

Future Maman -- Justement! C'est ça qui me dérange avec l'allaitement. Devoir le faire en public. Tu sais, moi, montrer ma poitrine à tout le monde...

Mère indigne -- Mais ce ne sera plus une poitrine sexuelle, chérie! Sortir un mamelon du soutien-gorge ou sortir un Tupperware du frigo, même combat. D'ailleurs, ça peut même être pratique. Une fois, je n'avais pas de lait pour mon café. Pfuit, pfuit, deux jets, et hop! Cafe con leche, mama style.

Future Maman -- Ah, pouache. Une chance que personne ne t'a vue.

Mère indigne -- J'étais à la cafétéria de l'Université.

Future Maman -- Arrête!

Mère indigne -- Ils ont appelé la sécurité.

Future Maman -- Non!

Mère indigne -- T'inquiète. Je les ai tenus en respect avec mes deux mamelons agressivement pointés vers eux, prêts à l'attaque. Ça t'immobilise un homme, une mitraillette à lait.

Future Maman -- Tu me niaises!

Mère indigne -- Ben oui. Mais sérieusement, je connais quelqu'un qui n'avait vraiment plus de lait pour le café de ses invités. Elle allaitait, alors elle s'en est tiré un petit pot en cachette et elle l'a apporté au centre de la table.

Future Maman -- ...

Mère indigne -- Éthiquement discutable, j'en conviens...

Future Maman -- ...

Mère indigne -- ... mais entre toi et moi, on boit bien du lait de vache...

Future Maman -- ...

Mère indigne -- ... et les invités n'y ont vu que du feu.

Future Maman -- Je pense qu'on va changer de sujet.

Mère indigne -- On fait comme tu veux, ma belle. Mais une fois mère, tu vas voir. Tu vas devenir COMME NOUS AUTRES™.

Future Maman -- (Soupir.) Heille, je voulais te demander. C'est vrai qu'enceinte, on fait parfois des rêves bizarres?

Mère indigne -- Comme rêver que tu portes un extraterrestre au lieu d'un foetus, qui jaillit de ton ventre comme dans Alien?

Future Maman -- Nnnnon. Plus comme rêver de, comment dire, prodiguer certaines faveurs à Nicolas Sarkozy dans la Maison Blanche.

Mère indigne -- Mon Dieu. J'espère que ça n'est pas prémonitoire.

Future Maman -- Ben voyons! J'aurai jamais l'occasion de rencontrer Nicolas Sarkozy.

Mère indigne -- Ça ne veut pas dire que ton bébé ne ressemblera pas à Nicolas Sarkozy.

Future Maman -- Arrête, j'attends une fille.

Mère indigne -- Mes sympathies.

Future Maman -- Sérieusement, j'étais vraiment embêtée. Je me demandais vaguement où était Carla.

Mère indigne -- Elle devait être avec W. Ou bien avec Futur Papa.

Future Maman -- C'est ce qu'il pense lui aussi. Et puis dans mon rêve, je me disais qu'il y avait sûrement plein de caméras cachées dans la Maison Blanche, et puis que nos cabrioles se retrouveraient sur YouTube.

Mère indigne -- Et là? T'as arrêté?

Future Maman -- Ben... non. Je me suis dit que j'écrirais un livre sur mon expérience et que je deviendrais riche.

Mère indigne -- ... Tsé, euh, allaiter en public?

Future Maman -- Oui?

Mère indigne -- Je pense honnêtement que ça ne sera pas un problème pour toi.

Thursday, April 24, 2008

J'aime mon public et mon public m'aime!

Hé oui, ne reculant devant rien pour témoigner de ma gratitude, j'ai bel et bien emprunté cette phrase à notre Poune nationale dans mon petit mot de remerciement hier soir, alors que je recevais le Grand Prix littéraire Archambault.

C'est de tout coeur que je vous dis MERCI pour l'honneur que vous m'avez fait d'aller voter pour moi! Ça fait tout un choc de me retrouver parmi la liste prestigieuse des gagnants des autres années... Mais en même temps, et comme je l'ai aussi mentionné en recevant le Prix, j'ai eu un public avant même d'avoir publié un livre, et le Prix témoigne en quelque sorte de la relation privilégiée qui se developpe dans un blogue entre les lecteurs et la personne qui écrit. Et écrire un blogue, c'est aussi participer à une communauté tissée serrée; les messages de mes confrères et consoeurs blogueurs/blogueuses sur Facebook hier m'ont d'ailleurs fait chaud au coeur (j'allais dire "m'ont beaucoup touchée", mais j'ai tendance à utiliser le mot un peu trop souvent, comme en témoigne cette vidéo...).

Je mentionne également que Mathyas Lefebure, qui a remporté le Prix de la relève littéraire Archambault hier soir pour son roman D'où viens-tu berger?, a également commencé par raconter ses aventures sur un blogue... Peut-être que ça ne veut rien dire mais... peut-être que nous somme en train de conquérir le mooooonnnnnde! :-)

Encore une fois, merci à tous! Et je promets un tome II pour l'an prochain!